Une première usine de chocolat à Abidjan : Salif OUEDRAOGO se félicite de l’avancée du leader mondial de la production de cacao.

A Abidjan vient d’être inaugurée la toute première chocolaterie de Côte d’Ivoire. Un événement dans ce pays qui vit principalement de la récolte du cacao.

Cela peut sembler paradoxal pour le pays leader mondial de la production de cacao. Et pourtant, malgré une production record de plus de 1,7 million de tonnes de cacao en 2014, la Côte d’Ivoire n’avait pas encore une seule usine de production de chocolat sur son territoire. C’est désormais chose faite : lundi 18 mai, la première unité de production de chocolat a été inaugurée à Abidjan.

La Côte d’Ivoire attire de nouveaux investisseurs… Et c’est le Français Cémoi qui est le producteur de cette nouvelle chocolaterie. Pour son PDG, Patrick Poirrier, « l’arrivée d’une nouvelle chocolaterie chez le premier producteur mondial de cacao permettra aux planteurs ivoiriens d’accéder enfin au plaisir du chocolat. » Cémoi veut aujourd’hui « valoriser le chocolat en Côte d’Ivoire », pays qui récolte 35 % du cacao mondial. Une belle opportunité notamment pour Salif OUEDRAOGO, de tisser un partenariat de distribution à travers l’Afrique. En effet, déjà partenaire avec la firme China Co Ltd dans la distribution du produit « Sinothé »,
APS Trade pourrait constituer un bon tremplin pour la commercialisation de ce nouveau chocolat made in Africa. Des talents d’expert d’un africain au service d’une grande avancée africaine.

Faire émerger une classe moyenne

Si 6 millions d’Ivoiriens vivent de la production de cacao, ils sont pourtant que peu nombreux à pouvoir s’offrir du chocolat, importé d’Europe notamment et disponible à des prix exorbitants. L’ouverture de l’unité de production Cémoi devrait permettre de remédier à cette injustice. « Tout en étant le premier producteur mondial de cacao, on ne consommait pas beaucoup de chocolat, à vrai dire très peu, notamment du chocolat réimporté en Côte d’Ivoire », indique le ministre ivoirien du Commerce, Jean-louis Billon, qui voit dans le chocolat, ce « produit du terroir, qui se vend dans le monde entier, mais qui lui était interdit », une chance pour « l’émergence d’une classe moyenne. »

 

Approvisionnement en hydrocarbures en Afrique de l’Ouest : la question de la logistique préoccupante. Salif OUEDRAOGO disposé à mettre ses infrastructures au service de l’Afrique.

Selon le secrétaire exécutif de l’Association des Raffineurs Africains (ARA), Joël Dervain, le marché du pétrole en Afrique suit la croissance économique que l’on observe depuis quelques années dans cette partie du monde. Ainsi, pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, il faudra s’attendre à près de 50 millions de tonnes de produits supplémentaires sur le marché d’ici 2025.
Dans la région, notamment l’Afrique de l’Ouest, on enregistre une forte poussée de la demande en produits pétroliers au cours des dernières années. La demande régionale a cru de 5,5 %/an depuis 2000.

30 millions de tonnes de produits pétroliers

La consommation en produits pétroliers de l’Afrique de l’Ouest et du Centre est estimée à 30 millions de tonnes à l’heure actuelle. En 2025, la demande en hydrocarbures atteindra les 53 millions de tonnes.

Pour ce qui concerne le Burkina Faso, qui va franchir cette année 2015 la barre d’un million de tonnes de produits pétroliers consommés, les besoins doubleront en 2025 pour atteindre les 2 millions de tonnes de produits pétroliers. Ceci représente une opportunité de taille pour des grands du domaine, tels que Salif Kossouka OUEDRAOGO (l’enfant du pays) et son groupe API Holding.

Mais, le problème avec ces tendances croissantes de la demande en hydrocarbures, c’est que les raffineries ne seront pas en mesure de satisfaire les besoins. D’où la nécessité, assure le secrétaire général de l’ARA, de combler ce déficit par des importations.
En outre, cela va poser la question de la logistique pour faire venir ces énormes quantités de produits pétroliers. Des infrastructures que possède Salif OUEDRAOGO, et qui participeraient grandement du développement économique de son pays d’origine, le Burkina Faso, mais également de l’Afrique.

Cherté des produits pétroliers en Afrique de l’Ouest

Selon un rapport de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), les coûts de distribution de pétrole sont plus élevés en Afrique occidentale que dans d’autres régions du monde. Ce qui contribue au renchérissement des coûts des autres biens et services.

La variété des spécifications carburants d’un pays à un autre peut également contribuer au renchérissement des coûts. A ce propos, Joël Dervain explique :« Dans toutes les régions, la variété des spécifications carburants peut entraîner une hausse des coûts d’approvisionnement, en raison de la nécessité d’une logistique spécifique pour séparer les produits et/ ou de la répercussion des coûts liés à la perte d’options par le fournisseur. Des spécifications différentes limitent également le développement du commerce entre pays voisins. Au fur et à mesure que les importations augmenteront pour satisfaire la progression de la demande, ces contraintes pèseront de plus en plus sur la croissance économique potentielle ».

Le coût humain de l’approvisionnement en hydrocarbures

Par ailleurs, il faut également prendre en compte le coût humain, les morts sur la route et les dépenses de santé liées au recours à la route, avec des carburants de mauvaise qualité.

Pour toutes ces raisons, l’ARA encourage les investissements dans une chaîne d’approvisionnement sûre, durable, rentable et efficace, des mesures quotidiennement prises par Salif OUEDRAOGO dans ses activités de stockage et d’import-export de produits pétroliers. Ce qui passe, à entendre Joël Dervain, par une harmonisation des actions au niveau régional et continental.
Dans cette perspective, les responsables de l’ARA ont déjà entrepris des démarches auprès de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

 WK/juillet 2015