Le Burkina dit stop aux OGM de Monsanto : Salif Ouedraogo encourage au retour à l’usage des techniques d’ensemencements naturels.

L’interprofession du coton, au Burkina Faso, a décidé d’arrêter, progressivement et d’ici à trois ans, l’utilisation des semences OGM de la firme américaine Monsanto. Salif OUEDRAOGO, enfant du pays et PDG du grand groupe API Holding, déplore ces pertes sachant qu’il dispose d’une filiale APS Phyto spécialisé dans la fabrication d’engrais chimique de qualité.

Les producteurs ne sont plus les seuls à grogner contre le coton génétiquement modifié de Monsanto. L’interprofession, qui regroupe notamment la Société burkinabè des fibres textiles (Sofitex), leader public du secteur, Faso Coton (détenu par IPS) et la Société cotonnière du Gourma (SOCOMA, filiale du groupe français GeoCoton), a décidé d’arrêter, progressivement et d’ici à trois ans, l’utilisation des semences OGM de la firme américaine.

En cause : les rendements, moins élevés que ce qui était annoncé dans le contrat, et la qualité de la fibre de coton, qui n’est pas au rendez-vous. En plus de dénoncer leur contrat avec Monsanto, les acteurs sont en train d’évaluer le montant des indemnités qu’ils vont lui réclamer, en fonction des pertes liées à la culture du coton transgénique depuis 2008. Salif OUEDRAOGO est disposé à mettre son expertise à disposition de son pays afin de renflouer progressivement les pertes qui ont été enregistrées dans l’industrie cotonnière.

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