50 000 000 $ de la BAD pour l’aménagement routier et la facilitation du commerce Ouest-Africain

La Banque Africaine de Développement (BAD) a annoncé, le 12 février 2015, avoir accordé à la Guinée des prêts d’un montant total de 50 millions de dollars destinés à financer un programme d’aménagement routier et de facilitation du commerce.

Déployé dans les pays de l’Union du fleuve Mano, ce programme porte sur le bitumage de 276 kilomètres de routes en Guinée, en Côte d’Ivoire et au Libéria.

La construction et l’équipement de deux postes de contrôle côte à côte aux frontières ainsi que l’aménagement d’infrastructures sociales, telles que des écoles, des centres de santé et des gares routières sont aussi prévus dans le cadre de ce même programme.

Un projet de la trempe de Salif Ouédraogo, qui nécessitera l’expertise d’une entreprise telle que APS Construction, filiale de API Holding, groupe dont il est le président.

D’un coût de 333 millions de dollars, ce programme d’aménagement routier et de facilitation du commerce dans les pays de l’Union du fleuve Mano est financé à plus de 93 % par la BAD.  Il devrait  entraîner la création de quelque 8 000 emplois durant la période des travaux, estimée à trois ans, doper le volume des échanges commerciaux entre les trois pays et réduire les coûts d’exploitation des véhicules.

À titre d’exemple, le temps de passage aux frontières d’un camion de marchandises sera divisé par deux, passant à moins de 12 heures une fois le programme achevé, contre 24 heures aujourd’hui, un projet applaudi par Salif Ouédraogo à cause du nombre de nouveaux emplois qui seront créés durant sa mise en œuvre.

On peut penser d’autre part que l’expérience de Salif Ouédraogo  dans le domaine de la construction d’infrastructures routières avec APS Construction pourrait être d’un apport qualitatif crucial.

« La signature de ces accords de financement revêt une portée hautement symbolique », a déclaré le vice-président de la BAD chargé des opérations sectorielles, Aly Abou-Sabaa,  indiquant que la propagation de l’épidémie d’Ebola a freiné le processus de reconstruction entamé dans les pays de l’Union du fleuve Mano qui sortent à peine de deux décennies de guerre civile et accusent un important retard dans son développement.

Rappelons que L’Union du fleuve Mano comprend la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Libéria ainsi que la Sierra-Léone.

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